Rencontres musicales d’Archipels – Châteauneuf sur Charente 18-19 juin 2021

Délocalisées après une annulation l’an passé, ces Rencontres organisées à l’initiative de Dominique Pifarély, se tiennent depuis 2018 aux environs de Poitiers. Cette troisième édition s’est inscrite dans le droit fil des deux premières, cette fois en Charente…

Jusque-là hébergée par le beau prieuré de Saint-Léger-la Pallu, à Jaunay-Marigny (Vienne), la Compagnie de Dominique Pifarély a trouvé cette année en Charente un beau lieu de repli. Tous les concerts ont eu lieu en extérieur et ont bénéficié d’une pause bienvenue dans la succession d’averses  continuelle qui ont noyé ce mois de juin. Le premier jour, c’est donc dans l’angle du transept de l’église Saint-Pierre-aux-Liens, magnifique monument pour lequel l’inévitable Paul Abbadie a eu la main un peu lourde dans sa restauration, tandis que le ciel rosissait, que les freux rentraient en fil indienne à la corbeautière et que les martinets esquissaient leurs premières voltiges.

Ces Rencontres sont une réponse à la désastreuse « politique culturelle » qui privilégie le soutien aux festivals obèses et sans imagination, lisse la programmation des initiatives de taille moyenne par les divers dispositifs de conventionnement type «  Jazz Migration » et ses déclinaisons locales, et assèche les autres jusqu’à disparition définitive. C’est ainsi que, faute de scènes accueillantes, nombre de musiciens, après s’être déguisés en ingénieurs du son, producteurs, communicateurs, comptables, secrétaires, greffiers et j’en passe, n’ont pas trouvé d’autre solution pour se produire enfin, dans des conditions mieux à leur goût, que de créer leur propre festival où il se programment et mettent leurs amis à l’affiche. En général pour notre plus grand bonheur. Les pionniers furent Bernard Lubat à Uzeste, Jacques Di Donato à Mhère et quelques autres, ils sont maintenant nombreux à se faufiler entre les mailles de la « culture administrée » pour créer des espaces où, simplement, la musique puisse se faire entendre comme elle est.

Dancing in your head

Une fois n’est pas coutume, il faut rendre hommage à l’ingénieur du son qui, ici, sut porter son métier à son comble en s’effaçant tout à fait, nous laissant en proie à l’illusion d’avoir affaire à un violon, une clarinette et un violoncelle sans fils, libres de toute attache. Et c’est bien cela qu’on entendit d’abord avec le trio Sclavis (cl, bcl), Pifarély (v), Courtois (cello)Pour leur première sortie depuis bien longtemps, ils avaient choisi de reprendre le répertoire d’ Asian Fields Variations, (ECM 2017)Bien des mots ont coulé depuis pour décrire une musique toute en transparences frottements et glissades, en retenue, en nerveuses embardées aussi : des aquarelles aux rehauts d’encre, avec griffures à la plume. Nombre d’entre ces compositions évoquent des lieux, des paysages, des atmosphères assez précis pour être nommés : le Mont Myon, la carrière, le cèdre, qui tous ont donné leur titre à une pièce.

Le triptyque Mont Myon débute sur des effets de vielle, et des parfums venus de l’Est. Si les tourneries (clarinette basse et violon) finissent toujours par légèrement guinder le cours d’une pièce négociée par ailleurs avec une grande fluidité, les passages emballés sont d’autant plus efficaces qu’ils sont puissamment enracinés dans le jeu énergique de Courtois. Le remarquable équilibre du trio se devinerait à la simple lecture de sa composition, mais il est surtout le résultat des décennies de complicité, deux à deux, et à trois pour finir. L’écriture exploite pleinement la complémentarité des timbres, des jeux et des approches qui permet de parcourir d’un élan les tessitures, des basses grondantes aux arabesques d’harmoniques, comme de fusionner à l’envi les timbres et les couleurs.

Ici, un motif de quatre notes, repris, comme une porte qui s’ouvre sur un jardin mystérieux (15 weeks) ; là, des traînées de brume se chevauchent pour de subtils effets de moire (Sous le masque) ; ailleurs, des passages très simplement consonants soutiennent sans mièvrerie une atmosphère élégiaque (La carrière) : le raffinement souvent très fin de siècle ne tourne pas cependant au pastiche, un piège auquel d’autres ont succombé, entre autres raisons parce que s’y mêlent indissociablement des éléments venus de traditions éloignées, de l’Inde, du Moyen Orient ou des Balkans. Le jeu aérien de Pifarély reste tenu et se garantit assez contre les effets dissolvants de son charme, ce qui lui permet de se lancer dans de splendides cadences, funambulesques, et des solos incisifs, ivres mais inspirés. Exposé par l’écriture, Sclavis apparut plus en retrait, jouant davantage la carte plus discrète, mais décisive, du timbre dans de fines textures de soie et de lin, que celle des solos flamboyants. Il y en eut tout de même, et de belle coulée, notamment dans Sous le masque (composition du violoniste). Courtois, quant à lui, émarge à tous les registres par la combinaison de techniques diverses ; il est l’enveloppe et son contenu. Mais surtout, chacun joue au service des deux autres et avant tout pour l’ensemble, pour la musique, et là, dans le giron de l’église, sous la longue figure de modillons sérieux, dans la douceur de l’été revenu, cela n’avait pas de prix.

 Si, au-dessus de nos têtes, la danse des martinets accompagnait le soir tombant, avec Rhizzotome, en ce jour d’élections, c’est le programme colemanien qui s’imposait à tous : « Dancing in your head » Mathieu Metzger(sopranino) et Armelle Dousset (acc) présentaient en quelque sorte le versant « populaire » du métissage savant auquel on venait d’assister. Leur biotope, c’est la salle de bal et les musiques qui lui sont associées, empruntées à des traditions variées et ouvertes à tous les vents, l’idée étant de les couper de leurs racines (d’où le nom qu’ils se sont choisi), pour mieux les travailler de l’intérieur et leur conquérir une autonomie. Un brassage, une ouverture, des croisements, des déplacements si maîtrisés qu’ils paraissent couler de source au point de se rendre imperceptibles. La compréhension intime des idiomes mobilisés permet des greffes insoupçonnables ; témoin cette « polka  japonaise » : le sopranino tour à tour étouffé contre le mollet, puis pavillon ouvert, sonne tour à tour comme une cornemuse ou un tárogató, et quand le phrasé se fait ressac en épousant la respiration de l’accordéon, l’osmose est à son comble. Celle qui permet par exemple de jouer en les échangeant sur les caractéristiques propres aux deux instruments. Outre le souffle qui les anime, un élan commun emporte le duo tout au long d’un set plein d’alacrité, mené sans faiblir avec un entrain communicatif jusqu’à son terme. Metzger, disert, semble par instant pépier comme une nichée de moineaux, mais c’est sans jamais lasser ; ici, rien d’athlétique dans la virtuosité, jamais le muscle ne se montre, et un sourire est posé sur les longues lignes chantantes déroulées avec délicatesse comme des guirlandes de fête. Ce qui, avec moins de simplicité, ne paraîtrait que vainement décoratif déclenche le ressort du mécanisme secret qui fait, profondément, de la musique un élixir de vie.

Entre les gouttes

D’île en île, la tournée de l’Archipel se poursuivait le lendemain au jardin public sous un ciel plus menaçant. Mais l’ensemble de cuivres de LaBulKrack (LBK) dispensait son propre soleil, rayonnant depuis la scène. Le répertoire original de son guitariste, compositeur et arrangeur Hugo Bernier, procède par superposition de longues phrases bouclées sur elles-mêmes et de riffs malins pour porter de valeureux solistes sur le pavois de sections sans cesse remodelées. L’effet « fanfare » est ainsi le plus souvent déjoué par des alliages qui en rafraîchissent la teneur. Quand soprano et trombone fusionnent sur des vagues qui se recouvrent, cuivrées comme au couchant, la mélodie chatoie avant de s’ouvrir doucement comme une fleur. Les empilements propres au genre ne versent pas dans la surenchère gratuite car la formidable énergie qui porte cette quinzaine de musiciens et leur enthousiasme réjouissant se creuse de moments alanguis, presque méditatifs où il pourrait s’agir de simplement s’abandonner à la jouissance des timbres. Comme pour une grosse cylindrée, on apprécie ce mélange de puissance et de souplesse. Un titre, La traversée héroïque, résume à lui seul l’imaginaire déployé qui visite des plages lointaines, affronte écueils et périls, pour s’achever enfin,  la côte en vue, par l’annoncer à l’équipage, saxophones, trompettes, et trombones. Cette musique vive, colorée, parfumée, épicée, est dansante elle aussi, évidemment, mais sur le mode chaloupé. L’équilibre dans le jeu des plans et des perspectives sur lequel elle repose se traduit à l’œil par de constants déplacements à mesure que les sections se font et se défont. Quelques gouttes ont même ajouté à cette mise en scène par l’opération risquée, mais menée de main de maître, qui consistait à coiffer tout l’orchestre d’un tivoli avant que ne soient noyés les pavillons fumants. Se glissant prudemment  parmi les musiciens en pleine action, chacun tenant un pied du dais, les cinq ou six secouristes semblaient ainsi mimer une procession de la Vierge. Précaution inutile : la musique, on pouvait le croire, avait eu raison de cet instant de doute, et le concert s’achemina à pied sec vers sa fin dans la liesse générale.

Corps musiciens

On dit communément d’un temps capricieux où alternent averses et triomphales éclaircies  que « le diable bat sa femme ». Dans ce calme jardin de ville, les plus confiants transportèrent leur chaise devant un petit kiosque à l’écart de la scène principale, les autres se tinrent sagement à l’abri de grands arbres protecteurs, intrigués peut-être par l’installation composée, de part et d’autre d’un unique tom basse : d’un côté, d’une table où cloches, cymbalettes, sourdines et quelques ustensiles d’un usage indéterminé étaient disposés comme sur  un présentoir de salle d’opération, et de l’autre, d’un petit clavier électronique et d’une console hérissée de potards ; l’ensemble mariant de façon assez élémentaire deux types de production sonore. Mais c’est Christiane Bopp (tb, flügabone) qui se présenta d’abord, chemisette à grosses fleurs couleur d’été, pantalon de coton imprimé, motifs cachemir, en défi à la pluie. À peine s’est-elle saisie  de deux bouteilles de sirop (vides, dont une de Tesseire zéro sucre grenadine, pour les amateurs de précisions techniques) balancées comme un encensoir, que nous sommes, dès le premier choc, transportés dans les alpages, entourés de buissons et de rocailles. Et quand le trombone se joint à l’écho de ces sonnailles, pour de simples notes allongées, nous prenons encore de l’altitude. C’est désormais en compagnie des chocards et des craves que nous accueillerons ce qui se présente dans une simplicité désarmante, de ce point d’écoute à la fois élevé et pivotant au gré des cheminées et des courants aériens. Au fond, c’est de cela qu’il s’agit : de l’air circulant dans un tuyau. Et il n’en est pas fait mystère : le premier solo décline une série d’harmoniques sur une position inchangée de la coulisse. Une sourdine, une coulisse d’accord, leur manipulation combinée engage un merveilleux travail de spatialisation. Le son fuse en arrière, revient sur un haut-parleur, s’engorge, reparaît, joue à cache-cache avec nos oreilles. Derrière le petit kiosque, un mur à quelque distance, et derrière ce mur passent des têtes : à peu de choses près, le dispositif de la fameuse caverne platonicienne. Mais Christiane Bopp opère en magicienne, à vue. Et la musique sort comme un lapin du chapeau. À l’air libre. Il n’est plus question de trouver la vérité hors de l’illusion ; plutôt d’en amener le mécanisme au grand jour. Quand le trombone se fait cor des Alpes, c’est en réponse au son qui, émis de la bouche décollée de l’embouchure, fait appel. C’est le même son qui, passé dans le tube, répond à lui-même en une boucle saisissante, et c’est toute une chaîne métonymique qui nous ramène aux grands espaces, sans avoir un instant dissimulé la cause sous l’effet. L’éloquence rhétorique qui se donne libre cours dans une glossolalie digne de Lauren Newton ou de Géraldine Keller s’achève au plunger, plaçant le corps et l’instrument en parfaite continuité. Avec l’adjonction de la bouteille rose, l’appel devient un chant pour soi seul. Christiane Bopp a souvent recours aux percussions, sur le canevas d’idées simples et efficaces. Frottées, doucement choquées, elles entrent dans une composition acoustique comme ces épices parcimonieusement dosées qui savent sans s’imposer exalter les saveurs d’un plat délicat. Que ce soient des embouchures roulant sur une table amplifiée, ou deux métronomes têtus, ces mécaniques sommaires qui ne sont pas sans évoquer celles de Jéranium produisent un émerveillement comparable : celui que procure à l’enfant la contemplation d’une toupie en mouvement. Le jeu wah-wah sur une position unique au flügabone ou sur trois notes de Frère Jacques saturées d’harmoniques, ressortit au même principe d’économie. Dès lors que l’oreille se fait modeste, comme le regard arrêté sur une flaque, une motte, un minuscule carré d’herbe, place est faite au prodige. « L’indifférent seul est admirable.[1] » L’autre nom de la pure présence. Christiane Bopp nous y mène, et nous nous y rendons.

Dans son polo d’une blancheur éclatante, Michele Rabbia (perc., électr.) a pris place derrière son unique tom basse comme une araignée au centre de sa toile. C’est d’ailleurs avec des gestes d’épeire, qu’assis bas, lançant vivement à droite et à gauche de grands bras, pour saisir un objet, rectifier un potard, aussitôt recentré, ramassé, concentré sur la peau amplifiée de son fût, il organise en courtes séquences détachées un catalogue étudié d’événements sonores tirés d’objets disparates : bols, billes, allume-gaz, diapasons, barbe de trois jours, diversement amplifiés, travaillés, retraités. Comme précédemment, tout se passe à vue. La provenance des sons, leur production, certes, mais aussi la syntaxe : la gestuelle ample et précise, en soi un spectacle, accompagne surtout l’articulation d’un véritable discours fondé sur le contraste entre les deux éléments de base de tout percussionniste : le choc et la résonance – et le silence. La variété des uns et des autres, leur enchaînement, les pauses, hachures ou suspensions, haletantes, interrogatives, conduisent l’œil et l’oreille avec sûreté à travers un champ de mines. Des mines minimales ; des mines paradoxales : bienveillantes, qui explosent sans violence, comme des feux d’artifices sous serre. S’il y eut des moments d’emballement, leur brièveté, le geste stoppé net, en vidaient la charge potentiellement agressive. S’il y eut des séquences plus rêveuses, elles incluaient en leur matériau même de quoi prévenir la tentation de s’abandonner au sentiment océanique : grâce à la merveilleuse technologie du micro-contact, l’une d’elles combinait bols chantants et barbe rêche.  Aussi, quand il appela Christiane Bopp pour achever son set, la logique musicale supplantait largement un geste de simple politesse : leurs deux approches convergeaient naturellement. Il n’y aurait rien d’étonnant à ce qu’une telle rencontre trouve d’autres occasions de se prolonger.

Deux enfants présents au premier rang, un peu sur le côté, commentaient à livre ouvert chacun de ces gestes-sons, par leurs mines, les yeux écarquillés, la bouche ouverte, et surtout des regards qu’ils échangeaient, hilares, étonnés,  ravis. Leur joie nouait comme une faveur sur le cadeau qui nous était fait.

Esprit d’Archipel

Sans qu’il en soit rien dit, ni que cela soit le fruit d’une intention, un esprit planait sur  l’Archipel, un nom qui évoque à la fois un voyage et des paysages. Qu’il s’agisse de voguer d’une île à une autre, ou de découvrir comme du ciel un ensemble cohérent d’univers singuliers, là, au pied des murs de Saint-Pierre-aux-Liens, sous les traversées d’oiseaux affairés, dans un jardin d’arbres et de rocailles, tirer des bords d’un concert l’autre amenait aussi à éprouver un des effets les plus troublants de la musique : celui d’instantanément nous transplanter. Sans agir tout à fait comme un psychotrope, sous son emprise, nous sommes à la fois ici et ailleurs. Elle est le plus court chemin,  le plus direct, entre le Revermont et les alpages du Tyrol, la polka et le Japon. Autant d’îles, autant de paysages. Le Quartet de Jacky Molard était donc à sa place en conclusion de ces Rencontres s’achevant comme elles avaient débuté sous le signe du violon. Un violon tout autre cependant que celui de Pifarély, qui danserait sur un autre ton. Jacky Molard (v) entouré de Yannick Jory (sax),Janick Martin (acc) et Hélène Labarrière (b) ouvre les portes dérobées par lesquelles communiquent les folklores breton et ceux des Balkans, mais aussi règle les pendules sur un temps universel. Pas celui du méridien de Greenwich, mais celui où cohabitent l’Espagne du XVe siècle, le revival des années ’70 et un goût du présent qui tourne le dos aux nostalgies embusquées. Le jeu collectif étant souvent préféré aux tours de piste individuels, la cohésion de l’ensemble est mise à l’épreuve lors d’unissons ornés et syncopés, que ce soit dans cette mélodie enroulée sur elle-même tirée du fond de la Renaissance, ou dans une pièce qui constamment se défait, se recompose en équilibre sur un riff d’accordéon (En attendant la prophétie). En passant par la Hongrie de la puszta ou la campagne roumaine, la basse d’Hélène Labarrière saura évoquer des instruments autrement plus rustiques. Et l’on tracera son chemin jusqu’en Syrie pour un Adjihina écrit par un autre fameux contrebandier, Serge Teyssot-Gay. Des chemins, ils en ont parcouru, chacun, ensemble, des bals folk au scènes du jazz renouvelé, et ces différentes énergies se retrouvent dans ce groupe soudé qu’allées et venues d’un idiome l’autre ont cerclé comme les douelles d’un tonneau. Comme pour ces crus vieillis dans de vieux fûts de cognac – qu’on me passe cette métaphore du pays du vin pour des musiciens venus du pays du cidre ! –, ces expériences déposent d’abord pour diffuser ensuite en un bouquet d’arômes, auquel, pour finir, Pifarély se sera joint pour la note finale.

Longue en bouche, elle aura traversé l’été pour parvenir, à travers juillet puis août, jusqu’à vous. Cette note, remémorée, est un peu comparable à ce son fondamental, inaudible pour nous, que seuls les astronomes perçoivent encore, celui du big-bang. Toutes proportions gardées – mais faut-il les garder ? – c’est celui que, pour ce qui est de la musique, notre domaine, seuls de (très) petits festivals peuvent encore faire entendre dans le brouhaha de la sono mondiale. Celui qu’en ces lieux retirés, des oreilles encore sensibles peuvent capter sous les couches des musiques qui y sont jouées, grâce à elles. Les astronomes cherchent des lieux encore indemnes de pollution lumineuse. Ils s’exilent au Chili. Mesurons notre chance, la Charente est à nos portes[2].

Philippe Alen


[1]André Breton, Introduction au Discours sur le peu de réalité.

[2]Louzignac (17) : Festival Comme ça vous chante,  11 et 12 septembre ; Trois-Palis (16) : Festival Jazz à Trois-Palis, 17-19 septembre.

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