Nojazz “Beautiful life”

Nojazz ! Tout est dit. Puristes du bop, hard-bop, doo-bop passez votre chemin, Nojazz, n’est pas du jazz, c’est du groozz. Vous ne connaissez pas ? Normal, ça vient de sortir de mon clavier (et oui, on n’écrit plus nos chroniques avec des plumes !). Groove et jazz, ça va, vous voyez le mélange ! C’est l’ADN de Nojazz, ce collectif de joyeux quinquagénaires qui depuis 20 ans bientôt nous dévergondent un peu les oreilles avec leurs beats funky et leurs mélodies accrocheuses. Les disquaires (enfin, ceux qui existent encore) ont en effet du mal à classer ces gai-lurons entre les rayons funk et jazz, mais qu’importe les catégories, quand la musique est bonne (merci Jean-Jacques G.). Faites donc confiance au line-up que vous trouverez au verso du CD ou du vinyle (si comme moi vous êtes encore à la version physique des supports). En effet, citons Nicolas Folmer, Dominique Fillon, Guillaume Poncelet mais aussi Stevie Wonder et Maurice White l’ex-leader de Earth & Fire … ils ne se sont pas faits prier pour enregistrer et/ou partager la scène avec le noyau dur des débuts, Phil Sellam et Phil Balatier (les fameux Balatman et Captain Slam).

Ce nouvel opus est résolument chantant, est dont moins électro jazzy que les précédents. Néanmoins, le tempo est irrésistible, la mise en place efficace et la réalisation toujours soignée. J’ai un petit faible pour le titre éponyme de l’album et « croisement » dont le ton transpire le Snarky Puppy. Du brésilien (outra vida) aux ambiances électro asiatiques (tokyo touch), « beautiful life » est un projet très métissé.

Par Vince

Pulp Music

Abigoba  “The Jazz Soulmates”

Si vous aimez le dernier CD de Nojazz, vous aimerez donc ce nouveau projet d’Abigoba (et inversement). Les lyonnais nous avaient habitués à des productions électro jazz du plus bel effet, mais cette fois, le chant est davantage à l’honneur. Je pourrais même préciser, la chanteuse du groupe Sabine Kouli et auteure des lyrics, est particulièrement gâtée par les compos de Jean-Luc Briançon, clavieriste et fondateur d’Abigoba. Et, c’est vrai qu’Abigoba aime les chanteurs et les chanteuses : tous le leur rendent bien ! James Copley, le crooner d’Electro Deluxe a enregistré le titre « Who ? You ! » et la délicieuse China Moses a déjà collaboré avec Abigoba… des potes quoi, des « soulmates ».

Très groozzy aussi, ce CD easy listening n’en demeure pas moins un projet dont les influences plongent dans le jazz et le funk US de façon subtile. Sur le titre « Who ? you ! » l’intro au clavinet et le placement de voix de James Copley évoquent Stevie Wonder. « Los Angeles Airport » débute avec une ligne de basse synthé qui fait un clin d’œil au « Birdland » de Weather Report. « I see a star », sur un mid tempo, expose la trompette bouchée comme le faisait Miles dans sa période électrique des 90 ‘s. « Alone in the night » n’a rien à envier aux compositions sucrées du jazz FM façon Brian Cultberson et Kenny G. ! Du bel ouvrage. Enfin, s’il fallait une caution jazz à tout cela, notez la présence du très respecté Erik Truffaz sur le titre éponyme de l’album.

Dans la mouvance d’Electro Deluxe, se reprochant du concept « collectif » façon Snarky Puppy, Abigoba et Nojazz, c’est la garantie de 2 heures d’écoute détendue et colorée, que vous pourrez faire découvrir à vos amis incrédules ou leur offrir à Noël, et auxquels vous pourrez dire… ça aussi c’est du jazz !

Par Vince

Crystal Records

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