Interview « confinement »

De gauche à droite : Félix Robin, Simon Lacouture et Louis Laville.

Après l’entretien mené il y a presqu’un mois avec le pianiste Étienne Manchon, à propos de ses « Confinement Sessions » qui viennent de se clore avec la 28ème, voici une nouvelle initiative musicale « confinée », proposée par le projet « Exchange of Happiness », trio tout nouvellement formé par le vibraphoniste Félix Robin, le contrebassiste Louis Laville et le batteur Simon Lacouture. Nous les connaissions déjà, les deux premiers étant membres des pétulants groupes « Capucine » et « V.E.G.A. Quintet », du collectif « Hello Buddy ! », et le troisième du très festif « Rita Macedo » et de l’explosif « Le Bal Chaloupé », du « Parti Collectif », dont le tout nouvel album sort le 24 avril prochain. Ils se sont du reste déjà unis en diverses occasions, en trio sur Bordeaux. Pour l’heure, les voilà ensembles confinés dans le légendaire appartement de la Contrescarpe, aux Capus. En cette fin mars et cet avril bien entamé, le virus a progressé, de nombreuses victimes s’accumulant tout autour de la terre. On pleure, on cherche des remèdes, des tests, les hôpitaux se remplissent, ça piétine, pas assez de place, et les égos médicalo/politiques se bousculent et s’entrechoquent, mais le mal persiste partout, il faut faire vite, réfléchi et logique. On n’en mène pas large car, qui sait, un jour, ce sera peut-être notre tour de danser le slow avec la noire faucheuse ! Les confinés s’organisent donc pour survivre, car il le faut, il n’y a pas le choix ! C’est vital, médical, économique, l’assiette, la formation, les enfants, et le culturel. Une société qui échoue à se cultiver, meurt, et en particulier dans les épreuves difficiles. Donc on s’affaire sur le net, il y a de tout. Pour ce qui est du jazz, les blue note freaks se mobilisent, les extraits se succèdent, en tous formats, des plus pointus aux plus garages, les connus, les pas connus, on s’en fiche, communiquer, c’est communier, et aimer ! Pour se faire, Exchange of Happiness s’est dit qu’il fallait sauter les frontières et allez au-delà,  en invitant des amis d’un peu partout, pour monter des sessions « internationales » avec les moyens du bord. Ce n’était pas gagné d’avance, et pourtant, par la magie du net, nous avons eu plaisir à retrouver ou découvrir à leur côté Rafał Sarnecki et Michael Valeanu (guitares), Jorge Vistel (trompette), Toms Rudzinskis et Dawid Toklowicz (saxophone). Nous voulions en savoir plus, les Exchange of Happiness se sont mis à table, merci à eux !

Par Dom Imonk, photos Exchange of Happiness.

ACTION JAZZ: Bonjour Félix, Louis et Simon ! Comment vous êtes-vous retrouvés en confinement à la « Contrescarpe » ? Habitiez-vous déjà tous là, ou bien est-ce un choix délibéré, plutôt que de rejoindre par exemple vos familles ?

Exchange of Happiness:

Simon : Bonjour Dom, merci de l’intérêt que tu nous portes et merci pour l’amour que tu as pour la musique ! Pour ma part je suis descendu de Paris le 12 mars pour jouer au meeting de Poutou et le confinement a eu lieu le lendemain. J’étais donc chez Félix et Louis pour boire le café quand ces derniers m’ont proposé de rester chez eux afin de faire de la musique ensembles tout le temps. Et je préfère ça que mon appartement minuscule à Paris…

Félix : Comme l’a dit Simon, nous habitons dans la colloque de contrescarpe, ou de nombreux musiciens ont habité, et avons eu la chance que Simon fasse le choix de rester avec nous. Bien sûr qu’être en famille aurait été extraordinaire aussi, mais ne sachant pas si j’étais infecté (revenant d’une tournée en Pologne, en voiture…) je ne voulais pas prendre le risque d’infecter mes parents. Et le choix de Simon nous a tous motivé à rester.

Louis : Comme Félix, il me semblait évident de rester à Bordeaux plutôt que d’aller chez ma mère car, habitant seule à la campagne, elle était largement moins exposée que moi au virus, donc je n’ai pas voulu prendre le risque de la contaminer. De plus, du fait de l’annulation des concerts, il était inimaginable pour moi de ne plus jouer avec des gens en vrai. 

AJ: Racontez-nous ce confinement, comment vous organisez-vous ? Quelle part revient aux « affaires courantes » et quelle est celle destinée à la musique ? En particulier de quelle manière travaillez-vous chacun vos instruments, sachant qu’elle a probablement dû changer, du fait de l’absence momentanée de concerts, ou de répétitions, à l’extérieur ? Et puis qu’écoutez-vous comme musique ?

 EoH :

Simon : Nos journées sont pour les trois assez différentes, on se retrouve tous pour manger ou pour jouer. De mon côté j’arrive toujours à trouver des choses à faire : l’univers de la musique et de la batterie est tellement grand que les choses à travailler sont infinies. J’ai une routine de travail assez précise sur l’instrument que j’ai pu construire avec les différents conseils de batteur que j’ai rencontré (Didier Ottaviani, Franck Agulhon, Daniel Humair, François Merville, Joost Patocka, Justin Brown, Francesco Ciniglio). Les réseaux sociaux (bien que j’y mets une immense réserve et essaye d’y avoir de recul) m’inspirent aussi, je relève des grooves, phrases ou tournes que j’aime et essaye de les incorporer à mon jeu.  Des musiciens comme Henry Cole (Miguel Zenon), Osain del Monte, Alain Perez m’inspirent beaucoup aussi. Ensuite, à la vue de la sortie du deuxième album du Chaloupé il y a pas mal de travail à faire comme les visuels, les réseaux, des mini clips, de la pub et essayer de penser à l’avenir du groupe dans cette période plus qu’incertaine…nous avons quelques idées sur le feu. Je dois aussi rendre un mémoire pour le pôle Sup et j’aime aussi passer de longs moments de créations sur Ableton Live. Et pour finir je consacre beaucoup de temps à regarder des vidéos de concerts, essayer d’analyser la musique, l’univers,  les modes de jeux et j’écoute le maximum d’albums possible. Voici les quelques derniers qui m’ont touché : Kepler (Kepler) ; Athletic Progression (Athletic Progression) ; Yusan (Yusan) ; El cuanto de la buena pipa (Alain perez) ; Ornithologie (Fidel Fourneyron) ; Love Tape (Marquis Hill) ; Marhaba (Mahmoud Guinia) ; Drukqs (Aphex Twin) ; Junk Magic (Craig Taborn) ; Life Forum (Gerald Clayton) ; Fruto Moderno (la clave secreta) et deux lives que j’ai adoré Ambrose Akinmusire jazzfest Berlin ; Shapin’ with MILESDAVISQUINTET France Musique avec Sylvain Darrifourcq sur YouTube (rien à voir avec Miles Davis).

Félix : Pour moi c’est très agréable, je joue pas mal le reste du temps, et ça fait du bien de pouvoir se retrouver soi-même avec son instrument sans aucune contrainte de rendez-vous, concerts ou autre,  même si maintenant les concerts me manquent énormément. Je savais dès le début qu’on allait être confiné pendant très longtemps, j’ai donc fait le choix de ne rien faire sous contrainte, vivre le moment présent, si j’ai envie de travailler je travaille, sinon non. Du coup j’ai passé pas mal de temps à faire des relevés (qui sont forcément plus difficile à faire en temps de tournées ou avec de nombreux concerts), pas mal d’exercices techniques et j’apprends beaucoup de nouveaux morceaux. J’écoute beaucoup tous les derniers albums de Miles sous le label Verve, et j’apprends tous les morceaux en les écoutant. Il est vrai que ça laisse beaucoup de temps pour écouter de la musique, Simon m’a fait découvrir plein de nouvelles choses, notamment dans la musique cubaine que je découvre peu à peu. Depuis quelques semaines je flashes sur les formations trio piano contre batterie, du coup j’écoute surtout ça en ce moment (Evans, Garland, Monk, Jamal etc, et chez les récents Bill Charlap, Glenn Zaleski, Fortner, Grisset etc.). Tous les soirs avant de me coucher j’essaie d’écouter deux trois albums (aussi pour arrêter de geeker sur facebook et instagram haha) ! Je passe énormément de temps à écouter deux albums qui m’inspirent dans ce sens du coup avec Prelude to cora d’Ambrose Akinmusire, ou Among Verticals de Ben Van Gelder et plein d’autres encore. J’en profite pour me remettre un peu aussi dans les classiques style Bach, Ravel, Debussy, Fauré etc.

Louis : Pour ma part, le fait de ne plus faire de concert et de ne plus pouvoir aller au conservatoire fait très bizarre. En effet, en temps normal, mon temps de travail est le plus souvent destiné au travail de différents répertoires pour les jams, les concerts ou pour les cours. De ce fait, tout ce temps libre me permet de travailler plus en profondeur mon instrument que ce soit techniquement ou au niveau du répertoire des standards (même si ces derniers temps, les compositions que l’on nous envoie pour le projet me demandent parfois pas mal de taf). J’en profite aussi pour retravailler la basse électrique, que j’ai un peu délaissée pour la contrebasse depuis quelques temps (mis à part dans quelques projets comme LYNE). J’écoute également pas mal de musique, par exemple les premières semaines, j’ai beaucoup écouté les trios de Ray Brown (qui sont ma passion depuis quelques mois). J’écoute aussi beaucoup d’autres styles de musiques, soul, pop anglaise, un peu de chanson française et bien sûr pas mal de funk avec mon groupe préféré : Earth Wind & Fire ! J’occupe aussi mon temps avec d’autres activités qui me passionnent comme la lecture de bande dessinée (qui se couple le plus souvent avec l’écoute de musique).      

AJ: Est-ce que le projet « Exchange of Happiness » existait avant la pandémie, ou bien est-ce le pur fruit du confinement?

EoH : Nous avons déjà joué ensembles, mais n’avons jamais eu de projet tous les trois ensembles. Il a vraiment été créé pour le confinement. Pour remotiver les troupes, jouer de nouvelles choses et porter le jazz de compositions originales. Et en profiter aussi jouer avec des copains peu importe où ils sont.

AJ: Qu’est-ce qui vous a poussés à choisir un tel nom de projet ? Est-ce improvisé, en fonction du feeling ambiant qui appelle à un tel échange, ou bien y-a-t-il quelque chose de plus philosophique derrière tout ça?

EoH : Ce serait mentir que de trouver des excuses. En vrai à chaque fois c’est la galère de trouver un nom ! Et on ne voulait pas de « nom » trio + invité. Simon a émis cette idée car c’est un génie, et on a rien trouver de mieux. Et au final, c’est ce qu’on essaye de faire, partager un peu de notre bonheur de jouer avec des amis dans le monde. Et le fait qu’on joue des compositions des invités, c’est une belle image de parler d’échange de bonheur.

AJ: Parlons maintenant des cinq sessions que vous avez proposées. Sont-elles un choix collectif? Sinon, quelle fut la part de chacun dans les décisions ? Choix des invités, choix et format d’un seul morceau par session, la durée de chacun etc…

EoH :

Simon : Ce sont principalement les rencontres antérieures de Félix mais il y aura un copain tromboniste Robinson Khoury, peut-être un ancien professeur que j’ai eu Bojan Z et peut-être un saxophoniste de Lisbonne Ricardo Toscano.

Félix : Ce sont des amis que j’ai rencontré durant différents voyages, ou des musiciens que j’ai croisés et que j’aime énormément, on fait jouer nos réseaux et cherchons des amis qui veulent partager avec nous.  Malheureusement on est obligé de limiter aussi, parce que nous n’avons pas le temps de tout faire. Le format c’est une composition de l’invité qu’on enregistre (on se met d’accord sur la forme) et ensuite on enregistre la vidéo à trois on envoie à l’invité qui enregistre à son tour la vidéo.

AJ: Certains de vos invités s’étaient déjà produits avec vous en concert sur Bordeaux et alentours, et furent d’ailleurs très appréciés. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur chacun d’entre eux ?

EoH : Il y a énormément d’invités et ce serait trop long de parler de tous, mais nous publions tous les matins leur biographie et leurs actualités avant de poster la vidéo le soir à 20h. Nous en profitons juste pour tous les remercier d’avoir jour le jeu. La plupart sont venus à Bordeaux oui, et ceux qui ne sont pas venus, ça ne saurait tarder…

AJ : Racontez-nous maintenant comment se sont construites vos sessions? Techniquement ça a dû être compliqué non ? Quelles furent les principales difficultés ? Y-a-t-il une ou plusieurs de ces sessions qui auraient vos préférences, musicalement, plus faciles à réaliser, ou par simple coup de cœur ?

EoH :

Simon : Cela s’est fait naturellement comme ce qu’il y a de plus classique : séance de déchiffrage collective, écoute de la version officielle, passages compliqués au métronome etc. Pour ma part le morceau de Jorge Vistel m’a donné du fil à retordre mais je crois que c’est mon morceau préféré. Le fait de s’enregistrer et de se filmer instaure déjà une pression. Jouer des compos en sessions et concerts est pour moi plus simple, la marge d’erreurs et facilement masquable. Quand c’est enregistré il faut redoubler de vigilance, et peut être simplifier aussi son jeu …et évidemment on est rarement content de la prise au même moment, chacun met sa petite erreur quand il ne faut pas haha… Mais c’est génial c’est hyper formateur et ça met le pied à l’étrier !

Félix : Je n’aurais pas dit mieux, c’est super parce que les invités nous laissent pas mal de liberté, ça nous fait travailler des nouvelles choses, tout seul puis à trois. Et en plus de ça, ça nous fait bosser l’enregistrement qui est exercice que je trouve très difficile pour ma part ! Bien sûr des fois on a des désaccords, mais ça rend la chose très intéressante. Surtout que ce n’est pas une de nos compositions, donc en fonction de la liberté qu’on a, il y a beaucoup de débats des fois qui se terminent mal haha. 

Lien à cette vidéo :

AJ: Y-aura-t-il de futures sessions ? Avec les mêmes, ou des musiciens régionaux, voire hexagonaux ? Et si oui, pouvez-vous déjà nous annoncer quelques noms?

EoH :

Simon : Félix est le grand gourou de cette aventure, lui seul a les cartes en main…

Félix : Je ne réagirai pas à ce qu’a dit Simon, je pense qu’il m’aime secrètement…

Concernant les futures sessions, nous avons une problématique qui apparaît, c’est qu’un des membres du groupe doit quitter l’appartement la semaine prochaine, et donc nous devons enregistrer tous les groupes avant la fin de cette semaine. Donc tout va dépendre de comment on avance cette semaine. Pour les noms, on dit qu’il y a Miles Davis, John Coltrane qui seraient de la partie….

AJ: Cette période de confinement se terminera bien un jour, et le plus vite possible, alors parlez-nous de vos autres projets en cours ? A ce titre, est-ce-que l’expérience « Exchange of Happiness » pourrait se poursuivre par la suite, en trio ou trio plus guest ? Ces sessions, et les éventuelles futures à venir, vont indéniablement marquer vos histoires personnelles. Alors pourraient-elles donner matière à un disque, en les réenregistrant avec le matériel adéquat ?

EoH :

Simon : Le Bal Chaloupé prend déjà pas mal de temps mais avec Félix on a quelques idées qui trottent, rien de concret pour l’instant. Sur Paris j’ai sur le feu un duo techno électro-acoustique avec un copain violoniste et je faisais des sessions éphémères avec des copains Parisiens mais le Pôle Sup me prenait beaucoup de temps et d’énergie. Le parti Collectif et Rita Macedo me donnent également quelques chouettes concerts, ainsi que ManguidemTafTaf une fanfare afro beat avec de bons copains dedans. J’ai ensuite de temps en temps des créations avec une danseuse contemporaine basée à Lisbonne : Marlène Monteiro Freitas.

Félix : Pour l’instant je ne préfère ne pas me projeter, comme dans tous les domaines, la culture est mise à mal, et je préfère vivre le moment présent. On verra ce que l’avenir nous réserve. Si ça ne tenait qu’à moi, j’enregistrerai des disques à chaque fois que je passe une après-midi avec des copains, alors bon…

AJ: Enfin, que pensez-vous de la terrible crise que nous vivons ? Selon vous, qu’est-ce qu’il en ressortira après coup pour notre société ? Et quel sera l’impact sur l’avenir de votre profession de musicien/compositeur après l’épidémie ? Songez-vous dès à présent à vous regrouper, plus formellement, de manière à collectiviser vos moyens, et donc à vous donner plus de force ?

EoH :

Simon : Cette situation a pour moi deux côtés, le bon c’est qu’il remet en cause notre système actuel, les politiques et leurs amis capitalistes s’aperçoivent qu’une société peut fonctionner sans excès, sans profits aberrants et sans cette course au pouvoir et à l’argent. Donc c’est bien ça les fait douter et les vices de notre société seront je l’espère mis de plus en plus en lumière : exemple le discours de Mr Macron sur les soignants est complètement scandaleux, de les placer en héros me rend triste, avant et après cet événement ils seront à nouveau en galère et oubliés. Le mauvais côté est évidemment tous les morts qu’il y a… et aussi encore une fois notre président qui décide tactiquement de rouvrir les écoles pour que les parents puissent partir travailler et relancer l’économie. Pour nous les intermittents, déjà que c’est un statut génial mais en permanence remis en cause, j’ai peur de la suite, j’espère vraiment qu’ils n’en profiteront pas pour précariser encore plus ce statut. Et ça m’attriste que la culture, la vie sociale soit toujours en dernier plan.

Félix : Je suis tout à fait d’accord avec Simon. Pour ne pas trop rentrer dans les détails, ça fait longtemps que je pense que notre système actuel n’est pas viable du tout. Quand tu vois toutes les catastrophes naturelles, financière et sanitaire (qui ne sont pas du tout nouvelles), et qu’à chaque fois on ne fait rien pour contrer ça, ça me dévaste de penser à tout ça. L’argent a pris le pouvoir sur tout, car malheureusement ceux qui gouvernent le monde vivent pour ça et peu importe la culture, l’écologie, et maintenant le sanitaire. Confinement ok pourquoi pas, mais sur le long terme qu’est ce qu’on fait… ? C’est un sujet sans fin, et je pourrais plus rentrer dans les détails, j’espère juste que de crises comme ça qui touchent l’humanité  découleront de belle initiatives, autre que par exemple augmenter le temps de travail (au hasard..). Peut-être un jour serons-nous tous égaux…

L’État est à la masse complet, actuellement si l’État ne fait rien de plus pour les intermittents, je perds mon statut le 15 juillet prochain, alors qu’en 2019 j’ai fait 168 concerts… Et le pire dans tout ça c’est que je ne suis pas à plaindre vu la situation actuelle… Pour la collectivisation, quand je vois ce qu’ont fait des gilets jaunes, j’ai du mal à croire que des mouvements sociaux naissent sans qu’on les fasse passer pour des voyous, ou qu’on leur jette des tirs de LBD dans un pays dit démocratique…

AJ: Et voici le traditionnel petit questionnaire détente, spécial confiné, réponses individuelles (à identifier) ou collective, c’est comme vous voulez ! :

Si vous étiez :

Une mélodie ? 

Simon : Central Park West (J.Coltrane)

Félix : Ruby, My dear

Louis : Overjoyed, Stevie Wonder (déso c’est pas du jazz)

Un chorus ?

Simon : Logan Richardson « Songs She Never Heard » (Christian Scott)

Félix : Tous les solos de Simon Lacouture

Louis : Tommy Flanagan sur Giant Steps

Une couleur ?  

Simon : toutes

Félix : toutes

Louis : Bleu

Un standard ? 

Simon : Blues For Philly Joe

Félix : I can’t give you anything but Love

Louis : Nica’s Dream

Une fleur ?

Simon : le Cannabis

Félix : Le mimosa

Louis : Lotus

Un concert ?

Simon : IDLES live Glastonbury

Felix : Celui qu’on peut voir dans la vraie vie…

Louis : Le Duo Kamasi Washington/Miles Mosley (qui n’est malheureusement plus sur youtube…)

Merci Félix Robin, Louis Laville et Simon Lacouture !

Propos recueillis par Dom Imonk, photos Exchange of Happiness

https://www.facebook.com/Exchangeofhappiness/
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De gauche à droite : Félix Robin, Simon Lacouture et Louis Laville.

A venir :

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