Richard Bona au Vigean à Eysines – Rocher de Palmer Hors Les Murs – 24 avril 2026

Un moment magique !!!
Sur la lancée du festival de Cluny en suisse (qui a été un vrai succès) Richard Bona et son Quintet d’exception a retourné le public d’Eysines. Il est vrai que l’artiste aux doigts de fées ne s’était plus produit ici depuis 2012, trimbalant sa basse un peu partout dans le monde – de Londres à Miami (où il réside) en passant par Djakarta, Istambul, Kuala Lumpur, Bombay et ce soir c’est au VIGEAN à EYSINES que le groupe se produit … quelle chance !!
Pour Richard Bona (Le Ninja de la basse), jouer à « zezines » devant les « zezzinois et zezzinoises » (comme il le dit avec malice) était un rendez-vous attendu. L’occasion de swinguer et chalouper avec son public – dans une sorte de communion musicale aux sonorités afro jazz pop funk. Une musique inspirée par ses racines africaines (Cameroun) traversée d’influences multiples (Créoles, Latines, Pop..). La world music prend tout son sens avec cet artiste.
Le « beautiful sexy band » Quintet de ce soir est présenté de façon originale et humoristique
« A la trompette : la jeune étoile montante de Lille Alexandre Hérichon fidèle du Quintet – Aux claviers : Michael Lecocq du havre surnommé « Le havricain » – à la guitare : venu de Naples — l’endroit le plus dangereux de la planète — le talentueux Ciro Manna musicien attitré du Trio Quartet ou Quintet – à la batterie et percussions : de la Havane Cuba – le génial Ludwig Afonso qui remplace au pied levé le batteur attitré Nicolas Vicaro – à la basse chant et blagues : Richard Bona ».
Trame du concert – voyage : AFRIQUE – FUNK BOOGIE – RÊVERIE – INDE – HOMMAGE A JACO PASTORIUS – ZOUK et BIGUINE – HENRI SALVADOR – BAPTEME DU PUBLIC.
Le set démarre par Kalabancoro (album Munia -The tale- sorti en 2003) suivi de Boogie don’t stop hommage non dissimulé à Stevie Wonder façon « Songs In The Key Of Life » – la messe est dite, le public est conquis par l’énergie et les blagues de Richard – c’est dans la poche !!!
Enchainement parfait avec Dreamland – forme de jazz poétique plus calme porté par la voix douce de Richard Bona, le jeu de guitare aérien de Ciro Manna, les cymbales toutes en finesse de Ludwig Afonso (quel touché !!) avec le soutien discret et efficace des notes de piano et de la trompette, on frôle la perfection tant l’ensemble fonctionne parfaitement. Un pur moment de grâce (Frissons !!).
Le voyage se poursuit par l’Inde avec Shiva Mantra (Album The Ten Shades Of Blues 2029) – les musiciens sont à l’unisson et nous transportent sur la terre de Shiva sans prendre l’avion. Le Nirvana !!
Le morceau suivant – Tin Town est un hommage à Jaco Pastorius ; le bassiste qui fascinait Richard Bona dans sa jeunesse et grâce à qui il a adopté cet instrument (auparavant il jouait de l’orgue et du balafon).
Après un dialogue improvisé (Richard n’a pas son pareil pour se connecter au public), la salle est invitée à reprendre en chœur quelques thèmes créolisées – le tempo jazz latino permet au piano de s’exprimer – les musiciens et le public ne font « qu’un », le concert bascule alors vers une séquence plus chaude et dansante. La foule ne se fait pas prier pour danser un zouk improvisé. La musique est prétexte à l’amusement, tout comme la variante d’une chanson douce d’Henri Salvador reprise en duo avec le public. C’est l’apothéose. Le moment est magique, la foule exulte.
Le voyage touche presque à sa fin, le temps est passé vite, pourtant cela fait bientôt deux heures que le Quintet BONA emmène le public vers des contrées lointaines, alors pour un atterrissage en douceur, seul en scène, Richard tente une expérience collective avec une parodie de « bénédiction papale » ; au-delà de la caricature qui pourrait prêter à sourire, le chant mélodieux magnifique repris en duo par la salle qu’il accompagne de quelques notes de piano sublime l’instant, le public retient son souffle, conscient d’avoir vécu quelque chose d’unique. L’émotion est palpable.
Il était normal que la salle offre à son tour une splendide standing ovation aux musiciens pour ce concert joyeux, plein d’humanité et de générosité. Tout cela fait beaucoup de bien. Merci au Rocher de Palmer de faire la promotion de tels artistes.
Cet été le Quintet BONA est en tournée Européenne, s’il passe près de chez vous ne le ratez surtout pas, il y a peu de dates en France, l’essentiel de la tournée 2026 s’effectuant à l’étranger.
Prochaines dates en France :
14 juin 2026 – Le Port-Marly (78 Yvelines)
01 Aout 2026 – Chapiteau Marciac (32 Gers)
Le Quintet Bona :
Richard Bona – On ne présente plus le bassiste chanteur compositeur multi talentueux d’origine camerounaise qui suit une carrière internationale depuis bientôt 30 ans. Son style Afro Jazz Pop Funk Latin jazz lui permet de jouer avec de nombreuses pointures Larry Coryell, Michael et Randy Brecker, Pat Metheny, Mike Mainieri, Mike Stern, Steve Gadd, Russell Malone, le batteur et percussionniste d’origine indienne Trilok Gurtu ou encore Joe Zawinul.
Son histoire est un véritable conte de fée : À quatre ans, il s’initie au balafon et se produit dans l’église de son village au Cameroun. Son talent est vite remarqué et il anime fêtes et cérémonies. En 1990, il monte son premier orchestre pour un club de jazz de Douala. Le propriétaire lui fait découvrir le jazz et notamment Jaco Pastorius. Il décide de jouer de la basse c’est alors le début d’une aventure hors du commun.
Alexandre Hérichon – Trompettiste éclectique à forte capacité d’improvisation. Influencé par le jazz traditionnel, funk des années 70, soul contemporaine et musiques électroniques.
Sideman recherché, Alexandre Hérichon accompagne de nombreux artistes tant dans le jazz que dans la variété et l’électro. Joue régulièrement dans le Quintet de Richard Bona et aussi aux côtés de Ben l’Oncle Soul, Gaël Faye, Grand Corps Malade, Pascal Obispo, Etienne M’Bappé, Charles Pasi, Laam, le groupe Elijah Band (Liste non exhaustive).
Ciro Manna – Guitariste reconnu pour son style qui allie des éléments de hard-Rock de Pop et jazz. Il est habitué à jouer avec Richard Bona. Ciro découvre la guitare classique à 14 ans – Après une solide formation de 8 ans au conservatoire il commence à jouer dans des clubs avec de nombreux guitaristes italiens de premier plan et internationaux comme Mike Stern, Andy Timmons, Carl Verheyen, Guthrie Govan et Mats Hedberg.
En 2007, il sort son premier CD « Feel ‘N Groove », un rock-funk avec des incursions jazz. Nous recommandons vivement cet album avant de découvrir l’album « XY » sorti en 2015 plus dans le style Jazz Rock Prog Fusion.
Michael Lecocq – issu d’une famille de musicien (Son père bassiste et batteur, son grand-père accordéoniste multi-instrumentiste sur le paquebot France). À 11 ans, il commence par l’accordéon (le piano du pauvre) et grâce à un ami, il apprend le piano.
Avec un style ancré dans le jazz, pianiste et compositeur Michael Lecocq est considéré comme l’un des plus remarquables pionniers du métissage stylistique de la scène musicale française. Reconnu pour sa polyvalence le virtuose a déjà travaillé avec de artistes renommés comme Jean-Luc Ponty, Dominique Di Piazza, André Ceccarelli, Yannick Noha (qui a accompagné dans ses tournées), Jean-Jacques Goldman, Pascal Obispo, Véronique Sanson.
Ludwig Afonso – Originaire de la Havana habite Miami – son style subtil et polyvalent l’amène à jouer en studio (surtout à new-York). En 2003 il part en tournée avec le groupe Spyro Gyra avec lequel Il participe à plusieurs albums « Wrapped in a Dream » « The Deep End » nominé aux Grammy Awards. Ludwig s’est également produit avec Giovanni Hidalgo, Joshua Redman, Deana Martin.
Par Frédéric Oliveira, photos David Bert
https://www.facebook.com/TheRealRichardBona
https://www.lerocherdepalmer.fr/
Galerie photos :







































