Dead Robot – Fibonacheats 

4 étoiles Sup

Alejandro Huelves Garrido : Piano, Synthé
Idrîs-Félix Bahri : Basse, Synthé
Curtis Efoua Ela : Batterie, Percussions, Synthé, Machines.

Cet album sorti à l’automne dernier mérite bien que l’on en parle grâce à l’originalité de la proposition : un ancrage jazz certes, mais surtout un mélange subtil bien à eux d’acoustique et d’électronique apportant des touches de musiques répétitives, « mathématiques » dans la construction si on en déduit que le titre « Fibonacheats » fait référence à la suite du mathématicien « Fibonacci » et « cheats » parce-que c’est « bidouillé » à la sauce de Dead Robot (interprétation personnelle du titre)

Le trio jongle brillamment entre partition, improvisation et « interplay » pour notre plus grand plaisir ! Il est composé d’un pianiste madrilène : Alejandro Huelves dit Alex, d’un bassiste parisien : Idrîs-Félix Bahri et d’un batteur/percussionniste bordelais : Curtis Efoua Ela (Action Jazz a déjà présenté ce dernier notamment entendu avec le groupe électro-funk « Soudscape » en première partie de l’éblouissant concert « Pianoforte » au Rocher de Palmer en Février 2025).

Mes morceaux préférés :

« Olal » de Idrîs-Félix : Ce long morceau très abouti nous plonge tout de suite dans leur univers unique, le mélange synthé/ piano proposé par Alex est bien équilibré, la basse d’Idrîs très basse est éminemment présente et la batterie de Curtis efficace.

« Cyber Atun Wedding » de Curtis : révèle de riches harmonies mettant en valeur le jeu d’Alex façon Brad Meldhau, les boucles et les déliés d’Idrîs et les délices rythmiques de Curtis.

« Sharp in Three » d’Idrîs : Les entrelacs poétiques de la basse et du piano illuminent ce beau morceau.

« Elephant POV » (pour Point of view) : Evidemment, en tant qu’admiratrice des éléphants, j’aime beaucoup cette plage, la déambulation du pachyderme et les barrissements remarquablement rendus aux différents claviers et machines électroniques subtiles me ravissent

« Transpyreneica » d’Alex : C’est une sorte d’épopée joyeuse, festive, au beau groove, parsemée d’accents hispano-andalous, un astucieux mélange d’acoustique et d’électro, soutenu par une batterie explosive !

« Little Break Para Me » d’Idrîs : mention spéciale à la basse « ravageuse » !

« Robot Song » : Un intéressant contraste entre les accords harmonieux du piano et les sonorités hachées de la batterie, la basse reprend finement les harmonies débutées au piano, la poésie affleure, l’électronique apporte des nuances inattendues !

Bref, une véritable identité musicale à découvrir !

Chronique de Martine Omiécinski le 28 Avril 2026

Autoproduction de Novembre 2025.

https://www.facebook.com/DeadRobotProjet