Gazette Bleue Week-End # 20

Bonjour ! Déjà le vingtième numéro de notre Gazette Bleue week-end ! Continuons toutes oreilles ouvertes, avec cinq nouvelles chroniques de disques, pour fêter ça dignement et passer un très bon week-end à l’écoute de belles découvertes musicales ! M.Ö.P – City, Don MacDonald – Short Stories, Gabriel Alegria Afro – Peruvian Sextet – El Muki, Sébastien Texier * Christophe Marguet * Manu Codjia * François Thuillier – Celebration, Mathias Lévy – Chant Song.
Bonnes lectures !
La rédaction
M.Ö.P – City

4 Etoiles Sup
Benoît MARTINY : Batterie
Murat ÖZTÜRK : Piano, Rhodes
Laurent PAYFERT : Contrebasse
M.Ö.P. est l’acronyme des initiales des noms des 3 protagonistes :
Benoît Martiny est un batteur luxembourgeois qui joue avec son groupe « B. Martiny Band » depuis 20 ans avec des influences jazz, rock et musique psychédélique. Murat Öztürk est né en Lorraine d’un père turc et d’une mère italienne, il a fait ses études musicales à Paris, a côtoyé des musiciens comme Michel Petrucciani et a créé son premier trio au début des années 2000. Laurent Payfert, contrebassiste de l’Est de la France est connu pour ses talents d’improvisateur révélés dans plusieurs groupes.
Au hasard des rencontres, ils se produisent ensemble et ont enregistré cet album en Live en Février dernier lors d’une résidence dans un centre culturel au Luxembourg. Ils proposent des compositions de chacun et des co-compositions. L’album est auto-produit.
Mes morceaux préférés :
« Africanism » de Murat Öztürk : Cadencé, d’un rythme serré, Murat entame au piano et poursuit au Rhodes avec énergie, les percussions de Benoît respirent l’Afrique, ce premier morceau donne envie de l’écouter en boucle tant la mélodie nous accroche !
« Moons of Uranus » de Benoît Martiny (écrit en 2020) : L’équilibre des rôles est flagrant particulièrement sur ce long morceau présentant 2 phases lunaires : la première est vive, avec des notes martelées au Rhodes et itérées par tous, la batterie propulsant les battements de tambour; puis après un notable silence ; la deuxième phase débute par Laurent très zen, tout en sensibilité sensuelle à la contrebasse, puis Murat peint le tableau par petites touches et Benoît caresse ses cymbales : le contraste entre les 2 parties est très intéressant !
« Songo » de Murat : Blues lancinant à l’entame avec un piano répétant quelques accords puis glissant sur des harmonies avec davantage de contrastes, la contrebasse se glisse, souveraine, dans les intervalles, la batterie se fait aérienne puis l’ensemble devient plus délié, un chorus de piano enchaine accélérations et ralentissements, le trio joue d’ailleurs beaucoup sur ces changements de rythme !
« The Walk » de Laurent Payfert : Cette marche est rapide, menée par une rythmique soutenue, encore beaucoup de relief dans le jeu des 3 compères, Murat s’immisce dans les interstices avec brio.
« Ethniks » de Murat : Mélodie tonique et rythmée d’où émanent des accents de rumba congolaise très dansants, ponctuée par un joli dialogue piano/batterie.
« The Cool Wind » et « What » nous entrainent dans les aventures sonores recherchées de Benoît et Laurent (en duos)
« Prayer » de Laurent qui débute avec des notes très basses, Murat cultive les silences au piano, Benoît multiplie les bruitages et les coups de baguettes « magiques », le tout donnant une atmosphère chargée de mystère, une ambiance envoûtante : étonnant !
Bref, un album pluriel où le collectif est aussi probant que les individualités qui se devinent, un premier album à découvrir !
Autoproduction Sound Cloud sortie le 26 septembre 2025
Chronique de Martine Omiécinski
https://moptrio.bandcamp.com/album/m-p-city
Don MacDonald – Short Stories

Musiciens :
Don Macdonald – Voice, Violin, Alto Sax
David Restivo – Piano
Mike Rud – Guitar
Jill McKenna – Bass
Joel Fountain – Drums
Allison Girvan – Voice (4, 10)
Kiyo Elkuf – Tenor Sax (3, 7)
Titres :
Sofia’s Coming Out
Nobody Knows you You’re Down and Out
Fall From Grace
Invisible
Clementine
Sonny’s Bridge
Fate
One More Cup of Cofee
Stormy Night With You
I Cover The Waterfront
Multi instrumentiste reconnu, compositeur de musique de films et d’oeuvres pour ensembles vocaux, professeur, Don Mac Donald est un musicien à la déjà longue carrière. Ses précédents albums vont de la pop/folk au « jazz folk » purement instrumental, en passant par des expériences new age, avec des compositions comportant par exemple des chants d’oiseaux. L’éclectisme est sa marque de fabrique.
Sur ce disque, retour à des formats musicaux plus classiques, sur les compositions, et les instruments. Très uniforme dans la forme, mais aussi sur le fond. Sa voix est classique, avec un joli timbre, phrasé très doux, mais sans coffre, caractère, charisme, avec un spectre limité. On a souvent envie d’un peu plus de rugosité. Grâce aux instruments, certains morceaux sortent du lot.
Ici, il nous montre son savoir-faire en termes de jazz vocal sur 7 compositions personnelles, et 3 reprises, le tout avec plus ou moins de réussite. On pense évidemment à Chet Baker. Les similitudes sont évidentes, son chant est très équilibré, doux, avec un grain de mélancolie.
Sofia’s Comin out, un swing rapide, classique, du groove avec un support du piano très présent, ainsi qu’une guitare qui colorent heureusement le morceau.
Nobody Knows you You’re Down and Out, standard ultra repris.Swing lent, ambiance piano bar, piano jazzy très présent. Fall From Grace, swing lent, orné de 2 beaux chorus piano et sax.
Invisible, belle balade à 3 temps en duo avec Allison Girvan, chanteuse canadienne, déjà complice de Don Mac Donald sur plusieurs albums. Des chorus piano et sax encore, qui apportent du caractère au morceau. Clementine, enfin un swing enlevé, avec des ruptures rythmiques, des breaks, chorus piano et contrebasse. Ce morceau apporte une belle énergie au milieu du disque. Une bonne idée de montage.
Sonny’s bridge, ballade groovy, Don nous montre son talent de saxophoniste. Trés beau chorus, et belle sonorité, suivi d’un riche chorus de piano. Sans doute, le morceau le plus expressif du disque.
Fate, aux accents de bossa apporte un peu d’exotisme et de couleur au disque.
One More Cup of Cofee, un standard de Bob Dylan, déjà repris dans tous les styles, jazz, rock,…L’interprétation est agréable, mais appliquée, sans surprise.
Stormy Night With You, pur swing avec chorus guitare/violon. Rien de nouveau, mais à cette occasion, on est heureux de sentir son pied marquer le tempo.
I Cover The Waterfront, reprise d’un standard, accompagné de Allison Girvan.
On peut regretter l’absence des paroles qui nous auraient permis de comprendre l’univers de ces histoires courtes.
Ce disque est surprenant par son classicisme, quand on analyse la production passée de Don Mac Donald, pour le moins originale. Néammoins, ce disque est agréable, techniquement irréprochable, mais sans surprise. Les thèmes ne surprennent pas vraiment. Les chorus viennent très heureusement briser le classicisme des compositions, surtout ceux du pianiste, et ceux de Don au saxophone.
Par Pierre-Yves Miroux,
2025 – Auto production
https://donmacdonald.bandcamp.com/album/short-stories
Gabriel Alegria Afro – Peruvian Sextet – El Muki

Sortie le 15 août 2025 chez Saponegro Records de El Muki, nouvel album du Gabriel Alegria Afro Peruvian Sextet, qui fête ses vingt ans d’existence entre New York et Lima, et dont c’est le huitième album.
El Muki, protecteur des mineurs des hauts plateaux andins du Pérou, est la figure mythologique, source d’inspiration pour ce sextet gardien de l’âme de la musique et passeur de cultures. Loin des clichés d’une tradition mythifiée, la musique qui nous est offerte ici, inspirée des racines culturelles afro péruviennes transmises par les esclaves déportés d’Angola et du Pérou par la colonisation espagnole, est résolument forgée dans le creuset d’un jazz contemporain. Le résultat est un album festif et puissant qui apporte au world jazz un supplément d’âme, une fusion joyeuse. Pour Gabriel Alegria « El Muki parle de résistance et d’espoir … il nous rappelle que la musique est plus puissante quand elle naît de l’expérience vécue, quand elle émane d’une dimension profondément humaine ».
Gabriel Alegria : trompette, compositions
Laura Andrea Leguia : saxophone tenor, compositions
Mario Cuba : guitare basse
Hugo Alcazar : batterie
Freddy “Huevito” Lobaton : percussions
Jocho Velasquez : guitare
JF Maza : saxophone
Gabriel Alegria, trompettiste, compositeur et leader du Gabriel Alegria Afro Peruvian Sextet, partage son existence entre Lima et New-York. Laura Andrea Leguia, saxophoniste, compose également plusieurs titres de cet album, apportant introspection (dans ‟Ausenciaˮ) et puissance (‟Mala Señalˮ, ‟La Zafraˮ).
Le premier titre ‟El Mukiˮ sans préambule nous assène une claque musicale, c’est un cri d’alarme et un manifeste, une urgente célébration de la joie, un hymne syncrétique porté par la trompette conquérante et le saxophone expressif où s’entremêlent rigueur et liberté, densité et légèreté, complexité et évidence, avec l’énergie communicative d’un jazz fusion.
Cet album est une palette riche et exubérante dont les titres suivants vont décliner les nuances, produits de la rencontre entre les trompettes, saxophone, guitare et les sonorités percussives du cajòn, de la cajìta et la quìjada, une mâchoire d’âne dont on frotte les dents avec un morceau de bois, et entre les rythmes syncopés et le groove caractéristique des danses afro péruviennes de la côte pacifique que sont le festejò ou le landò.
J’ai aimé les ballades envoûtantes comme ce ‟Luciernagasˮ, les lucioles, un landò étiré sur sept temps qui procure un sentiment de bien-être, avec une mélodie menée par la trompette et le saxophone sous le tempo feutré du cajòn, avec une grande richesse rythmique et le souci du détail. Nonchalance aussi avec ‟Panabeˮ, longue ballade pour un dauphin rose du fleuve Amazone qui offre une superbe séquence de percussions et guitare acoustique aérienne. Et dans ‟Ausenciaˮ, l’absence, une composition de Laura Andrea Leguia où les lamentations du violoncelle contrastent avec des accents de guitare flamenca, de belles émotions.
D’autres titres plus enlevés comme ce ‟Mala Señalˮ, sur un rythme de festejò, c’est un saxophone ténor boisé qui gambade avec toujours la mélodie de la trompette leader qui rappelle certains des plus fameux morceaux de jazz fusion.
L’un de mes préférés, ‟Vista panorámicaˮ nous emporte dans un voyage métaphorique et festif, sax en vol libre et cette fabuleuse séquence de guitare électrique céleste typée blues rock surplombant une basse syncopée.
Ambiance délicieusement funky sur ‟La Zafraˮ, un morceau dynamique où le dialogue trompette saxophone fait ressurgir quelque souvenir, suivi d’une ode au lever de soleil, ‟Despertarˮ, le réveil, est un genre de mambo ralenti à l’extrême, l’éveil à la beauté.
Dernier titre de l’album, c’est une reprise de ‟Walking on the moonˮ de Sting chanté par le groupe Police en 1979, avec un arrangement très personnel de Gabriel Alegria aux percussions tribales et ambiance funk jazz. Un choix surprenant dans cet album très travaillé, avec le souci du détail, une grande richesse rythmique qui offre de belles sensations à chaque nouvelle écoute et qui vous fera aimer cet instrument leader qu’est la trompette.
Par François Laroulandie
Saponegro Records
https://www.facebook.com/gabrielalegriaoficial
Sébastien Texier * Christophe Marguet * Manu Codjia * François Thuillier – Celebration

Sébastien Texier: sax alto, clarinette, compositions
Manu Codjia: guitare électrique
François Thuillier: tuba
Christophe Marguet: batterie, compositions
Écrit à quatre mains, ce disque est la suite, ou la continuité, dirais-je, de leur précédent opus: « we celebrate freedom fighters ».
Cette fois ci, il est fait référence à des faits historiques, qui on changé la face du monde.
Les thèmes sont empruntés aux événements marquants qui ont pu sauver tout un pays, ou libérer une population, entre autre, mais toujours avec des conséquences positives et d’amélioration des conditions de vie, fin au racisme et halte à la discrimination.
Le disque se compose de dix morceaux, les thèmes proposés sont lumineux et mettent en valeur le jeu net et raffiné de chaque instrumentiste.
Sébastien Texier nous démontre à nouveau, ses qualités de compositeur, et laisse libre court à ces virtuoses pour envelopper sa mélodie.
Tour à tour, les thèmes proposés sont développés de manière efficace, et comme pour une boîte de chocolat il est important de lire la notice car chaque morceau s’éclaire en lisant l’explication sur la jaquette du disque, mais je ne vous en dirais pas plus.
La première livrée est un hymne à Yellowstone, hommage au premier parc national du monde.
Ça démarre calmement à la guitare et le tuba de François Thuillier vient envahir la plaine, on est plongé dans les immensités naturelles du lieu.
Le thème s’installe, la mélodie se veut douce et réconfortante.
Sébastien Texier développe et le tuba lui répond ond.
Les rifs de guitare deviennent incisifs, Manu Codjia, que l’on ne présente plus au vue des ses participations dans tous types de formation, est fantastique, le son de sa guitare si caractéristique nous plonge dans un jazz bien actuel au accents de jazz rock évidement mais surtout de grande liberté.
La batterie de Christophe Marguet se veut légère mais le jeu est vif et acéré.
Le voyage démarre bien.
Le deuxième évoquera la libération de l’Inde du joug britannique en 1942, Ghandi évidement est le libérateur de tout un peuple, et cette composition de Sébastien et Christophe se veut lumineuse, un jazz novateur sans être exubérant.
Et c’est ainsi, que tout au long de l’album, ces quatre musiciens vont nous proposer leur vision de chaque événement important dans la vie de l’humanité.
Une ode à l’amour et à la résilience.
Un disque merveilleux, interprété par des virtuoses.
Par Cédric Pichot
Mélodie en sous-sol / l’autre distribution
Sortie le 14 novembre 2025
Concert le 5 décembre au Triton à Paris
https://www.facebook.com/christophe.marguet.3
https://christophemarguet.com/celebration/
Mathias Lévy – Chant Song

Mathias Lévy : Violon, Chant, Compositions
Lou Tavano : Chant, Chœurs
Sébastien Giniaux : Violoncelle, Guitare, Chœurs
Jean-Philippe Viret : Contrebasse, Chœurs
Laurent Derache : Accordéon, Chœurs
À 16 ans Mathias Lévy décroche un 1er prix de violon, de musique de chambre et de solfège, puis il aborde le jazz, notamment avec Didier Lockwood qui lui ouvre de nombreux horizons à explorer. Il enregistre aussitôt avec Vincent Peirani et Samuel Strouk (jamais paru) en 2007. Il touche à tous les styles (jazz, variété, classique) avec Catherine Ringer, Emmanuel Bex… interprète Belà Bartok, Grappelli… Il joue et compose pour le théâtre et le cinéma. Il possède un son et un jeu bien personnel qui ne doit qu’à ses expériences diverses, ses attirances sans frontière et d’une pratique permanente et poussée de son instrument.
La musique fait partie de son quotidien, dans la rue, entre copains, entre nécessité de jouer ensemble et soif de liberté, c’est un acte d’amour à partager en réalité et en humanité qu’il exprime et s’entend à chaque note qu’il nous offre.
Pour son 6ème opus, il emprunte le titre à Jacques Prévert et convoque quelques amis pour célébrer la musique à mettre en commun, à faire vivre, grâce à chacun, avec sa personnalité propre, en écho à sa pensée musicale et son besoin de communiquer à travers le temps et l’espace.
Prendre son temps, de s’exprimer, d’aller au fond des idées et y mettre de la vie, celle qui habite les musiques trad. (Folk, Samba, valse…) et anime leur extension dans le jazz, et se laisser aller à extrapoler, à explorer en passant les portes où se découvrent des univers de trésors à rapporter pour les auditeurs attentifs.
Il reconnaît pour ce disque l’influence majeure du chanteur-batteur-rimeur André Minvielle et son manifeste : ‘Canto’ qui puise à plusieurs sources sonores pour les ré-inventer. Il pose des mots sur les notes, enrobe d’écrins les voix qu’il met en scène d’où jaillissent des émotions simples, presque naïves à travers d’histoires qui caressent les oreilles et touchent le cœur. On sent les musiciens tout proche, à se frôler, prendre un peu de distance le temps d’un chorus, et se rejoindre, au centre du groupe où chacun partage musique, repas, mots et notes, et bonheur d’être ensemble.
Musique de rues, de chambre, les compositions et arrangements font résonner les textes de Blaise Cendrars, James Joyce, Jacques Prévert, Romain Maron, Lou Tavano et Mathias Lévy qui respirent, vivent, se mêlent en chanson, jazz et impro.
Des amis artistes accomplis qui se rassemblent et s’impliquent autour du compositeur et de la voix particulière de Lou en projet collectif, unis dans un esprit de respect, nuances misent en lumière et respiration commune de ces fortes personnalités qui s’expriment pleinement et viennent à se confondre en son et en émotions que leurs talents transmettent à l’unisson, dans un tout qui dépasse la somme des parties.
C’est comme un fleuve qui se déroule faisant apparaître paysages, écueils, ciels changeants, rives incertaines, faune inconnue et flore claire-obscure, embarquant les passagers dans un voyage onirique et concret plein de charmes, envoûtant et rêveur. Un vagabondage d’émotions retrouvées, créées dans l’instant et qui vont nourrir un souvenir futur qui se construit et n’oubliera plus.
De vraies chansons à fredonner, attachantes qui s’accrochent à la mémoire, s’incrustent et resurgissent dans le même plaisir à chaque écoute. Comme pour tout bon disque, celui-ci réclame de nombreux passages pour livrer toutes les richesses qui le composent.
Équilibre permanent des instruments (chœurs compris) protégeant et propulsant la voix sur des compos dont l’ouverture appellent à l’improvisation que maîtrise parfaitement chacun, nous entraînant dans des rondes jamais fermées où on perd la tête, les repères et les attachements du quotidien, pour aller plus loin, plus proche de soi-même et de ce qui nous lie aux autres.
Une architecture construite autour de la magnifique contrebasse de J.-P. Viret où gravitent les cordes multiples et les lames vibrantes comme des phalènes qui s’approchent d’un feu de joie, et tant pis si on se brûle un peu les ailes, qui repousseront comme celles du Phénix renaissant du foyer qui le consume.
De bien belles histoires qui nous racontent le monde et le rendent encore plus beau ! …
Chez : l’Autre distribution
Par : Alain Fleche
https://www.facebook.com/mathias.levy.58














